Les notions d’univers social

Voici des informations complémentaires sur les notions qui sont abordées à travers le jeu Amérique 1500.

Iroquoiens

Alimentation

Les peuples de langues iroquoiennes se nourrissent principalement de maïs, de fèves et de courges cultivés, auxquels ils ajoutent les produits de la chasse, de la pêche et de la cueillette. La viande du cerf de Virginie est probablement l’une des plus importantes, sauf dans le nord, où l’on consomme surtout de l’orignal.

Ces peuples cueillent et mangent diverses variétés de baies, de noix, de tubercules et de plantes. Certaines peuplades récoltent la sève de bouleau et d’érable. Les hommes s’emploient à défricher des aires de forêt, tandis que les femmes ensemencent la terre et en récoltent les fruits.

Habitations

La maison longue est d’abord et avant tout une résidence. On croit que plusieurs familles, comprenant entre six et huit membres, habitent dans la même maison. Avant 1300, les maisons longues abritent entre 20 et 30 personnes. Plus tard, elles doublent de taille et accueillent jusqu’à 100 personnes. Il est probable que les gens qui vivent sous le même toit sont tous parents ou reliés les uns aux autres du côté maternel, étant donné que les sociétés iroquoiennes, comme les Haudenosaunee, sont principalement matrilinéaires. Par exemple, suite à l’union d’un couple, l’homme emménage dans la maison longue de la famille de sa femme.

Les hommes construisent les maisons longues en enfonçant dans le sol des poutres de bois rigides. Des pôles en bois flexibles sont ensuite fixés au haut des poutres et pliés pour former les supports du toit. Reliés ensemble à l’aide de matériaux naturels comme de longues bandes d’écorce ou de la corde faite à partir d’écorce, ces pôles horizontaux solidifient le châssis. Un revêtement de bois couvre la structure. 

À l’intérieur, des plateformes de couchage s’étendent sur toute la longueur de la maison. Souvent, on retrouve entre quatre et douze foyers dans une maison longue. Les foyers sont de six à treize mètres de distance, et sont alignés au centre de la structure. Deux familles se partagent un foyer. Des trous d’aération dans le toit empêchent la fumée des foyers de tourbillonner à l’intérieur de la maison.

Transport

Les Iroquoiens se déplacent surtout sur la terre ferme ou en canots d’écorce d’orme ou de bouleau.

Source: L’encyclopédie Canadienne (https://www.thecanadianencyclopedia.ca)

Algonquiens

Alimentation

On se nourrit surtout des produits de la chasse et de la pêche du côté des peuples algonquins. Ceux-ci chassent le chevreuil, l’ours, l’orignal et le caribou et même le phoque, le marsouin et la baleine dans certaines régions. On se sert d’arcs, de flèches, de lances, de pièges, de collets et d’assommoirs pour chasser et, pour pêcher, d’hameçons, de fascines, de foènes et de filets. La viande est bouillie ou rôtie pour la consommation immédiate ou fumée et séchée pour la conservation. 

 Dans la région des Grands Lacs, les peuples algonquins recueillent également la sève d’érable ou de bouleau au début du printemps.

Habitations

La routine des activités saisonnières ne dispose pas à un mode de vie strictement sédentaire chez les Algonquins. Les habitations sont plus petites et plus temporaires que celles des Iroquoiens, allant des tipis en écorce de bouleau et de forme conique aux wigwams à coupole ou aux constructions rectangulaires qui abritent plusieurs familles.

Les wigwams avaient la forme d’un cône (ou d’un dôme chez certains peuples autochtones subarctiques) et étaient généralement faits de bois. Des peaux d’animaux étaient quelques fois utilisées pour couvrir les parois de la structure. Les wigwams étaient conçus pour être facilement démontés et assemblés. Ces abris pouvaient généralement abriter jusqu’à 10 à 12 personnes.

À l’intérieur, le sol du wigwam était couvert de branches d’arbre et de couvertures faites de peaux d’animaux, rendant la surface suffisamment confortable pour pouvoir y dormir. Au centre du wigwam se trouvait le foyer, où les membres de la famille se réunissaient en cercle pour cuisiner, manger et discuter de leur journée. La fumée du feu s’échappait par une ouverture laissée au sommet du wigwam.

Transport

Les Algonquins fabriquent des canots d’écorce de bouleau étroits et élancés.

En hiver, ils utilisent des raquettes, des traîneaux et des toboggans. Le commerce et les visites semblent être des pratiques courantes entre peuplades algonquiennes voisines. Les Algonquins font aussi du troc avec les peuples iroquoiens, important notamment du maïs et des filets de pêche des Wendats.

Source: L’encyclopédie Canadienne (https://www.thecanadianencyclopedia.ca)

Incas

Alimentation

L’agriculture est importante chez Incas. La pomme de terre et le maïs sont les aliments de base. Ils cultivent aussi des tomates, des haricots, des piments et des cacahuètes. 

Les Incas élèvent le lama et l’alpaga pour leur laine qui sert à tisser la plupart des vêtements. On utilise leur peau pour faire du cuir et confectionner des sandales et des sacs. Puis, on se sert des os pour fabriquer des aiguilles qui servent au tissage des vêtements. Les Incas mangent rarement la viande du lama ou de l’alpaga. Pour se nourrir, ils élèvent plutôt des cochons d’Inde et des canards.

Les Incas habitants près de la mer consomment souvent du poisson.

Habitations

Les Incas construisaient des maisons de pierre. Ces maisons étaient formées de quatre murs de brique, d’un toit fabriqué avec du bambou ou de la paille et ne comptaient qu’une porte et quelques fenêtres. Avec ces murs de briques épais, la température à l’intérieur de la maison restait assez constante même quand la température extérieure variait beaucoup.

Transport

Les Incas ont développé un impressionnant réseau routier qui facilite le transport à travers l’empire. On estime que ce réseau mesurait environ 20 000 kilomètres (environ 5 fois la longueur du Canada). Ces routes sont pavées de pierres et sont utilisées pour le transport des biens qui se fait à dos d’homme ou de lamas.

Pour que les routes puissent traverser des terrains difficiles comme les montagnes et les marécages, les Incas ont construit des ponts et des tunnels. Les ponts sont faits de lianes tressées. Des lattes de bois ou de bambou forment le plancher.

Inuits

Alimentation

Traditionnellement, les Inuits sont des cueilleurs-chasseurs nomades. L’alimentation Inuit inclut notamment des animaux marins (fruits de mer, baleines, phoques, otaries et ombles chevaliers), des oiseaux et des animaux terrestres (canards, lagopèdes, œufs d’oiseaux, ours, bœufs musqués et caribous) et des plantes (racines et baies sauvages).

Habitations

Historiquement, les Inuits utilisaient une simple tente, appelée tupiq, lorsqu’ils voyageaient ou chassaient durant les mois d’été. 

Alors que les igloos offrent un abri aux familles et aux chasseurs inuits durant l’hiver, le tupiq fournit aux Inuits une habitation d’été. Les étés chauds sont une période active pour la chasse et la pêche, ce qui fait que la communauté est mobile. La portabilité des tentes permet aux chasseurs de suivre leur proie. Le tupiq est la parfaite structure portable pour ces activités.

Les couvertures de la tente sont cousues de peaux de phoques, de caribous et d’autres animaux. Les peaux sont soutenues par des poteaux, qui sont souvent faits d’os de baleine. Les bords du tupiq sont alourdis par des roches. Les foyers, utilisés pour cuisiner et pour se réchauffer, sont situés à l’extérieur.

Transport

Jusqu’aux temps modernes, l’umiak (signifiant « embarcation en peau ouverte » en inuktitut) était le principal moyen de transport en été chez les Inuits des côtes. Il pouvait transporter une famille et ses biens vers les zones de chasse saisonnière et dans les expéditions de chasse à la baleine.

Le kayak est une embarcation de chasse étroite faite de peaux de phoque tendues sur un cadre de bois ou d’os. L’umiak, embarcation plus grande, est utilisé pour transporter des personnes et des vivres.

Long de 6 à 10 m et large de plus de 1,5 m au centre, l’umiak peut contenir plus de 20 personnes. L’armature est construite avec du bois de grève ou des os de baleine, et le tout est assemblé par des lanières de cuir attachées à des chevilles de bois de cerf, de bois ou d’ivoire. Des peaux de phoque barbu, cousues de façon à ce que les coutures soient étanches, sont alors tendues autour de la charpente et laissées à sécher pour qu’elles y adhèrent bien.

Source: L’encyclopédie Canadienne (https://www.thecanadianencyclopedia.ca)